Le Genre Aulonocara.

Photo
Nom commun Aulonocara « Généralité ».
Nom latin Aulonocara « Généralité ».
Origine Afrique des lacs : Endémique du lac Malawi.
Habitat : Les Aulonocara sont répartis en 2 groupes d'espèces en fonction de leurs habitats. Le premier groupe comprend les sabulicoles, vivant sur les fonds sablonneux et rarement rencontrés sur les fonds mixtes (zone intermédiaire), comme Aulonocara Rostratum, Aulonocara Nyasse, Aulonocara auditor... Le second groupe est composé d'espèces pétricoles, principalement inféodées à l'habitat intermédiaire à rocheux. Ce groupe peut également être séparé avec les espèces cavernicoles (Aulonocara Jacobfreibergi) et les espèces de la zone mixte.
Description Le genre est endémique du lac Malawi. Il possède certainement un ancêtre commun avec les Lethrinops et Alticopus, avec qui ils formeraient un groupe intermédiaire entre les Mbunas et les Haplochrominien. Certains pense même que le genre est plus proche des Mbunas que des Haplos. L'espèce type est Aulonocara nyassae Regan, 1922. Aulonocara est un genre neutre, indifféremment féminin ou masculin. Etymologiquement, le nom du genre vient de « aulon » qui signifie canal et « kara » pour la tête, en référence à la présence des canaux sur la tête. Les Aulonocara sont caractérisés par les présences de pores (ouvertures) hypertrophiés sur le crâne et les joues. Ces pores sont vraisemblablement reliés avec les terminaisons de la ligne latérale, complétant le système de détection des pressions. Les genres Alticorpus et Trematocranus possèdent également des "oreilles" du même type. Ces organes sont utilisés pour détecter des proies et aucune espèce ne les a développés comme système d'alarme leur permettant de détecter des prédateurs à une distance plus importante que la normale. Le patron mélanique est discret et composé de barres, qui selon l'humeur sont plus ou moins prononcées. La couleur dominante est le bleu, parfois le jaune. Les femelles, légèrement plus petite que les mâles, sont grises à brunes, avec quelques marques spécifiques. De nombreuses espèces présentent de nombreuses variétés géographiques, principalement chez Aulonocara Stuartgranti , Aulonocara Jacobfreibergi... Certaines espèces ont une position incertaine dans le genre : Aulonocara auditor, Aulonocara Brevirostris, Aulonocara Trematocephala. De nombreuses espèces restent à décrire scientifiquement.
Type de milieu Eau douce - Malawi.
Difficulté  
Taille Sabulicoles : 15 à 20cm - Pétricoles : 10 à 13 cm - Femelle plus petite.
Dimorphisme Important chez les individus matures, puisque les mâles sont beaucoup plus colorés que leurs compagnes. Ces dernières sont ternes.
Zone d'eau  
pH 7.0 à 9.0, 7.0 pour la reproduction
Dureté GH 10 à 20 °d GH, 10 °d GH pour la reproduction
Température 23 à 26 °C
Courant  
Alimentation Les Aulonocara se nourrissent de petits crustacés ou larves d'insectes. Comme un sonar, les pores céphaliques leur permettent de détecter le moindre mouvement perceptible dans le sable. Dans leur milieu naturel, les Aulonocara se nourrissent donc en "écoutant" le substrat qui jonche leur habitat. Ils restent immobiles pendant plusieurs minutes à quelques centimètres du sol et dès qu'ils repèrent ("entendent") un petit crustacé ou une larve d'insecte, ils plongent la tête dans le sol et attrapent leur proie. En mâchant, la bouchée de sable est séparée de la proie et expulsée par les ouïes ou recrachée. En aquarium, ce comportement n'est pas reproduit, certainement en l'absence de proies ensablées. Bien qu'ils acceptent tout type de nourriture, les nourritures à bases de petits crustacés (artémias, krill, mysis, daphnies..) sont à privilégier. Ils seront nourris parcimonieusement.
Comportement La maintenance s'effectue dans des bacs d'au moins 250 litres, une base de 100x60 est idéal. Le décor doit être typique du bac Malawi, avec une ou plusieurs zones rocheuses et des plages de sable fin. La mise en place de plantes ne pose pas de problèmes, ces dernières n'étant pas malmenées par les espèces du genre. En général, les Aulonocara ont un comportement interspécifique calme. Toutefois, A. jacobfeibergi pourra avoir un comportement affirmé vis avis d'autres espèces. Pour éviter tout stress, la cohabitation s'effectuera de préférence avec des non-mbunas calmes (Copadichromis, Letrinops, Othopharynx, Protomelas...). Sinon, il conviendra de porter une attention sur le choix des Mbunas en s'orientant sur des espèces peu turbulentes (Maylandia. livingstonii par exemple). Le comportement interspécifique est plus affirmé, notamment entre mâles. Même si parfois ils ne sont pas très doux, ils n'ont pas un réel comportement agressif. Un mâle sera maintenu en compagnie de plusieurs femelles, surtout pour les espèces les plus vives. Les espèces à faire cohabiter doivent être choisies avec des patrons mélaniques très différents, tant pour les mêles que pour les femelles. Les Aulonocara sont sensibles aux fortes chaleurs et supportent mal une température supérieure à 30°. Par contre, ils tolèrent bien une baisse de température jusqu'à 15°. Une régulation de la température, entre 22 et 25° lui conviendra très bien. Et une attention particulière sera à porter l'été, en période de canicule. Un refroidissement de l'eau peut s'avérer nécessaire, voir déplacer les poissons dans un bac situé dans un local plus frai (cave).
Reproduction Comme il est de coutumes chez les Cichlidés du lac, les espèces du genre Aulonocara sont des incubateurs buccaux maternels. La ponte a lieu en T. Comme c'est le cas chez de nombreuses espèces proches, il faut faire attention au risque d'hybridation, surtout avec les femelles de certaines espèces qui peuvent facilement êtres confondues.
Particularité  
Créateur fiche Mise en page : MG ; Biblio : Ad Konings : Les Cichlidés du Malawi dans leur milieu naturel 3ème édition, Cichlid Press ; J-M Oubloup : Aulonocara RFC 134, décembre 1993.